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BANQUE DRIVE-IN  RUE BODENBROEK

En 1955, Bruxelles se voulait à la pointe du progrès
avec la première banque drive-in du continent européen

La première banque drive-in d’Europe

Etonnant et difficile à croire ! Voici plus de cinquante ans, notre capitale se dotait d’une banque… drive-in.

L’expérience n’aura pas fait long feu, mais mérite d’être soulignée. S’inspirant du modèle américain, la Banque de Bruxelles inaugurait en 1955 la première banque drive-in du continent européen. Celle-ci se trouvait dans la rue Bodenbroek, non loin de l’église du Sablon.

A l’aube de l’Expo 58

Lors d’un séjour aux Etats-Unis, les dirigeants de la Banque de Bruxelles découvrent les ‘drive-in banks’. Impressionnés par ce système qui permet à l’automobiliste de retirer de l’argent sans devoir quitter son véhicule, ils décident d’adapter la formule à notre capitale. L’occasion de se montrer à la pointe du progrès est d’autant plus belle que l’échéance de l’Expo 58 approche à grands pas.
C’est dans la rue Bodenbroek, qui donne sur la rue de la Régence et à proximité de la statue de Godefroid de Bouillon, que la première banque pour automobilistes voit donc le jour en Europe.

 

Depuis sa voiture, il était notamment possible
de déposer ou retirer de l’argent

Retrait bancaire depuis sa voiture

A l’entrée du drive-in, des signaux lumineux indiquent au chauffeur le numéro d’un des cinq guichets vers lequel il doit diriger son véhicule. Au sol, un parcours fléché l’aide à suivre la bonne voie. Arrivé au guichet-parking, le client doit juste abaisser la vitre de sa portière pour tranquillement dialoguer avec le préposé de la banque. Il peut effectuer diverses opérations dans un laps de temps qui se veut le plus réduit possible. Un versement ne doit prendre qu’une seule minute, un retrait normal ne peut dépasser plus de deux minutes. Le client peut aussi y échanger des billets de banque étrangers.

Rapide et efficace

On ne retire cependant pas de l’argent comme on achète un pain. Lorsque le guichetier réceptionne la demande, il dépose le document signé dans un étui en plexiglas qu’il introduit dans un appareil pneumatique. Depuis son guichet, le colis est expédié à l’un des étages du bureau central de la rue de la Régence distant d’à peine 125 mètres. Là, un préposé vérifie la position du compte et la signature tracée sur le chèque. Par téléphone, il donne ensuite son ‘bon à payer’. Dans l’intervalle, le préposé du drive-in aura déjà demandé au client les coupures souhaitées et préparé celles-ci dans une pochette en cellophane afin de gagner du temps. Le client n’a plus qu’à vérifier la somme empochée avant de sortir de l’autobanque par une autre issue.
Un concept révolutionnaire qui sera cependant abandonné au bout de quelques années.


 
 
 

Au siège, distant d’une centaine de mètres,
la signature du client est contrôlée



JULIEN SEMNINCX